Intérieur, après-midi gris
Amélie broie des idées noires. Encore.
Ça pèse sur ses épaules. Ça plie son cou. Ça fait trembler ses jambes. Ça cerne ses yeux.
Novembre est sur le point de partir. Enfin.
Amélie aussi. Pas tout de suite, mais bientôt. Enfin. L'appel de l'Afrique a encore retenti. Et Amélie a répondu.
Oui, Amélie le sait. C'est problématique quand la solution réside dans la fuite.
Mais pour l'instant, c'est ce qui a le plus de sens.
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dimanche 29 novembre 2009
mardi 10 novembre 2009
Question(s) existentielle(s) No.9
Pourquoi est-ce que ce que certains voient comme un privilège, je le vois, moi, comme une malédiction?
Pourquoi est-ce que quand je pense à quelqu'un en disant «c'est bon, c'est fini» dans ma tête, ce quelqu'un «poppe»?
Pourquoi est-ce que quand je pense à quelqu'un en disant «appelle!» dans ma tête, le téléphone reste muet?
Pourquoi est-ce que le gars ne me l'a pas dit AVANT qu'il m'avait reconnue et qu'on allait au secondaire ensemble? Parce qu'APRÈS, c'est weird et inconfortable. Et que tu as hâte qu'il s'habille et s'en aille.
Pourquoi est-ce qu'en novembre, j'ai systématiquement «mes lunettes de marde»? Novembre, c'est un bon mois pour être négative. Et pour voler les expressions des autres.
Au moins, j'ai un super projet encore top-secret qui s'en vient.
AHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH!
*Oui, oui, c'était un cri primal lancé dans le cyber-espace. Ça fait du bien des fois. Ça règle rien, mais ça fait du bien.*
Pourquoi est-ce que quand je pense à quelqu'un en disant «c'est bon, c'est fini» dans ma tête, ce quelqu'un «poppe»?
Pourquoi est-ce que quand je pense à quelqu'un en disant «appelle!» dans ma tête, le téléphone reste muet?
Pourquoi est-ce que le gars ne me l'a pas dit AVANT qu'il m'avait reconnue et qu'on allait au secondaire ensemble? Parce qu'APRÈS, c'est weird et inconfortable. Et que tu as hâte qu'il s'habille et s'en aille.
Pourquoi est-ce qu'en novembre, j'ai systématiquement «mes lunettes de marde»? Novembre, c'est un bon mois pour être négative. Et pour voler les expressions des autres.
Au moins, j'ai un super projet encore top-secret qui s'en vient.
AHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH!
*Oui, oui, c'était un cri primal lancé dans le cyber-espace. Ça fait du bien des fois. Ça règle rien, mais ça fait du bien.*
vendredi 8 mai 2009
Dans l'épisode d'aujourd'hui...
Intérieur, de jour
Sous une température de merde:
Amélie se demande s'il y a une conspiration de la gent masculine hétérosexuelle ayant pour mission de la blesser/de l'ignorer/de la faire chier.
Amélie a hâte que son cerveau soit de nouveau occupé.
Amélie vit une petite crise de négativisme.
Une chance qu'elle a un souper flamboyant à préparer pour ce soir. Et le ménage de l'appart à faire...
Sous une température de merde:
Amélie se demande s'il y a une conspiration de la gent masculine hétérosexuelle ayant pour mission de la blesser/de l'ignorer/de la faire chier.
Amélie a hâte que son cerveau soit de nouveau occupé.
Amélie vit une petite crise de négativisme.
Une chance qu'elle a un souper flamboyant à préparer pour ce soir. Et le ménage de l'appart à faire...
mercredi 4 février 2009
Saison 2006 - Épisode 1 Celui où Amélie prend une décision
Intérieur, de soir, début du mois de septembre
Amélie est assise autour de la grande table devant la fenêtre de la quincaillerie (le bar, pas le Rona). Elle est entourée d'amis et de collègues de travail. Ils ont mangé chez Panos. Ont bu tout plein de bouteilles de vin. Là, dans le bar sombre, ils augmentent leur taux d'alcoolémie à coup de Boréale blonde, de gin tonic et de rhum and coke. Ça discute allègrement. De tout et de rien. De l'école qui vient de recommencer, des nouveaux élèves aussi bébés gâtés que les précédents, de l'été qui se termine, des voyages qui ont été faits, des relations amoureuses toujours trop compliquées.
Amélie a la mine basse. Ces rencontres sociales sont de plus en plus difficiles. Rarement en sort-elle sans se mettre à pleurer dans les toilettes ou dans sa voiture sur le chemin du retour. Sa vie lui pèse lourd. Tous ont l'air heureux. Et elle, elle est malheureuse. Un malheur sans nom, fuyant mais permanent. Amélie sent qu'elle n'appartient pas. Qu'un mur se dresse entre elle et les autres. Elle s'en ouvre un peu, à l'occasion. Rarement. Ce soir-là, elle essaye de trouver des mots pour l'expliquer ce mal être.
Amélie: On dirait que la vie est liguée contre moi. Pourtant, je suis une fille intelligente. Je suis sympathique. Pourquoi y'a jamais rien qui marche?
G: Mais non, c'est pas vrai qu'y'a rien qui marche jamais. La preuve: on est devenues amies!
A: Je sais bien...
C: Tu ne penses pas que tu vois les choses pires qu'elle le sont vraiment?
A: Non.
C: *gros soupir*
P: C'est vrai que tu as eu ton lot de malheurs. Pis que la vie a pas toujours été facile pour toi. Mais en même temps, il y a plein de belles choses autour de toi.
A: Je sais pas...
G: Nous, on est là!
C: Bon, le travail, c'est pas parfait, mais t'aime ça quand même?
A: Oui, oui. J'aime ça enseigner. Encore plus depuis que P et moi on travaille vraiment ensemble. On est une super équipe.
P: Bon, tu vois!
A: Oui, mais.... ça va pas. Je vois pas le bout. Tout me fait chier dans le fond. Et ça me fait encore plus chier d'être célibataire.
G: Tu vas trouver, Amélie. C'est juste que le bon, celui qui te mérite vraiment, il a pas croisé ton chemin.
A: Humf!
M (qui s'immisce dans la conversation): On joue à un jeu. On se pose des questions! C'est moi qui commence! Amélie: préfèrerais-tu mourir écrasée par un yéti ou d'une allergie subite aux kiwis?
A: T'es con M!
M: Non, non, c'est une vraie question!
P: Amélie, tu ne penses pas qu'il serait temps que tu consultes? Je pense que ça te ferait du bien.
Amélie trouva ce commentaire dur. Elle pleura un peu dans la voiture sur le chemin du retour. Sauf que...
Le lendemain matin, sur le site de l'ordre des psychologues du Québec, elle se trouvait un gentil psy, Hugues. Toute une aventure allait commencer, mais ça, elle ne le savait pas encore.
Amélie est assise autour de la grande table devant la fenêtre de la quincaillerie (le bar, pas le Rona). Elle est entourée d'amis et de collègues de travail. Ils ont mangé chez Panos. Ont bu tout plein de bouteilles de vin. Là, dans le bar sombre, ils augmentent leur taux d'alcoolémie à coup de Boréale blonde, de gin tonic et de rhum and coke. Ça discute allègrement. De tout et de rien. De l'école qui vient de recommencer, des nouveaux élèves aussi bébés gâtés que les précédents, de l'été qui se termine, des voyages qui ont été faits, des relations amoureuses toujours trop compliquées.
Amélie a la mine basse. Ces rencontres sociales sont de plus en plus difficiles. Rarement en sort-elle sans se mettre à pleurer dans les toilettes ou dans sa voiture sur le chemin du retour. Sa vie lui pèse lourd. Tous ont l'air heureux. Et elle, elle est malheureuse. Un malheur sans nom, fuyant mais permanent. Amélie sent qu'elle n'appartient pas. Qu'un mur se dresse entre elle et les autres. Elle s'en ouvre un peu, à l'occasion. Rarement. Ce soir-là, elle essaye de trouver des mots pour l'expliquer ce mal être.
Amélie: On dirait que la vie est liguée contre moi. Pourtant, je suis une fille intelligente. Je suis sympathique. Pourquoi y'a jamais rien qui marche?
G: Mais non, c'est pas vrai qu'y'a rien qui marche jamais. La preuve: on est devenues amies!
A: Je sais bien...
C: Tu ne penses pas que tu vois les choses pires qu'elle le sont vraiment?
A: Non.
C: *gros soupir*
P: C'est vrai que tu as eu ton lot de malheurs. Pis que la vie a pas toujours été facile pour toi. Mais en même temps, il y a plein de belles choses autour de toi.
A: Je sais pas...
G: Nous, on est là!
C: Bon, le travail, c'est pas parfait, mais t'aime ça quand même?
A: Oui, oui. J'aime ça enseigner. Encore plus depuis que P et moi on travaille vraiment ensemble. On est une super équipe.
P: Bon, tu vois!
A: Oui, mais.... ça va pas. Je vois pas le bout. Tout me fait chier dans le fond. Et ça me fait encore plus chier d'être célibataire.
G: Tu vas trouver, Amélie. C'est juste que le bon, celui qui te mérite vraiment, il a pas croisé ton chemin.
A: Humf!
M (qui s'immisce dans la conversation): On joue à un jeu. On se pose des questions! C'est moi qui commence! Amélie: préfèrerais-tu mourir écrasée par un yéti ou d'une allergie subite aux kiwis?
A: T'es con M!
M: Non, non, c'est une vraie question!
P: Amélie, tu ne penses pas qu'il serait temps que tu consultes? Je pense que ça te ferait du bien.
Amélie trouva ce commentaire dur. Elle pleura un peu dans la voiture sur le chemin du retour. Sauf que...
Le lendemain matin, sur le site de l'ordre des psychologues du Québec, elle se trouvait un gentil psy, Hugues. Toute une aventure allait commencer, mais ça, elle ne le savait pas encore.
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